Partout au Québec, on constate des situations difficiles notamment à l’égard de l’exercice des droits fondamentaux. D’ailleurs, le RSIQ, appuyé par le CRIO et d’autres organisations, a reconnu qu’une politique en itinérance était nécessaire pour avoir une vision globale de ce phénomène complexe et pluriel et pour permettre d’avancer des solutions concrètes.

L’itinérance au Québec : un phénomène en hausse et aux visages multiples

Alors que les dernières recensions portant sur l’itinérance au Québec ont été faites il y a une dizaine d’années, on estime qu’au moins 150 000 Canadiens connaissent l’itinérance au cours d’une année. Nous observons que le nombre d’itinérants augmente dans la plupart des régions et que les profils se diversifient pour toucher femmes comme hommes, familles comme personnes seules, aînés comme jeunes, autochtones comme migrants. Une complexification des situations rencontrées est également à relever, avec des personnes itinérantes cumulant plusieurs problématiques (extrême pauvreté, problèmes de santé mentale et/ou physique, dépendances, violence, isolement, perte d’autonomie…). Cette complexité rend l’intervention plus difficile et elle demanderait plus de soutien pour être en mesure d’apporter l’accompagnement adéquat aux personnes.

Selon le CRIO, l’accroissement vécu actuellement dans le milieu de lutte à l’itinérance s’explique principalement par deux grands facteurs : des logements de moins en moins accessibles (disparition des maisons de chambres, insuffisance du nombre de logements sociaux) et une augmentation de la pauvreté et du chômage comme conséquences de la crise économique de 2008.

Historique de la demande d’une politique en itinérance de 2006 à l’obtention en 2012

La plate-forme en itinérance a été conçue dans la foulée des premiers États généraux de l’itinérance au Québec en mai 2005 et de la Déclaration commune « le droit de cité » déposée à ce moment-là. Cette plate-forme, travaillée collectivement par plusieurs regroupements lors d’une rencontre nationale en 2006, s’articule autour de quatre idées majeures. C’est une vision globale dans laquelle on reconnaît que les droits des personnes itinérantes (droit de cité, à un revenu décent, à l’éducation, à la santé, à un logement et à un réseau d’aide et de solidarité) sont bafoués et que le phénomène relève d’une responsabilité collective. C’est aussi une priorité pour le gouvernement qui suppose un leadership et une meilleure harmonisation entre les actions menées. Une Politique passe aussi par le caractère structurel de certaines interventions qui s’inscrivent dans la durée (en matière de logement social et autres).

En 2008, le Ministère de la Santé et des Services sociaux faisait paraître un cadre de référence intitulé « L’itinérance au Québec ». En plus de servir de base pour mobiliser les acteurs concernés par l’itinérance, il fut un guide pour améliorer l’accès aux soins de santé et aux services sociaux. Le document, conçu avec la contribution des milieux communautaires, marque une meilleure reconnaissance du phénomène.

En septembre 2008, à l’initiative du Parti Québécois, la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale entreprend une Commission parlementaire sur le phénomène de l’itinérance. Dans toutes les régions, on se presse pour y participer: plus de 145 mémoires sont déposés et 104 groupes ou personnes sont entendus. En parallèle, plusieurs mobilisations ont lieu dans la rue, à Montréal et devant le Parlement, auxquelles participent tant des personnes en situation d’itinérance que tous les députés de la Commission parlementaire.

En novembre 2009, le rapport unanime de la Commission demande la mise en place d’un Plan d’action interministériel le plus rapidement possible et l’adoption d’une Politique en itinérance dans les plus brefs délais. Un mois plus tard, le gouvernement du Québec faisait paraître son Plan d’action interministériel en itinérance 2010-2013 écartant à ce moment le travail autour d’une politique publique. Néanmoins, plusieurs failles sont relevées de ce plan d’action, soit des mesures à faible portée, éloignée de l’itinérance et déployée que dans quatre régions du Québec.

Lors de son discours inaugural du 31 octobre 2012, avec l’arrivée du nouveau gouvernement péquiste à la tête du Québec, Mme Marois a annoncé officiellement la mise en place d’une Politique en itinérance. Annonçant qu’il était prêt à collaborer avec le gouvernement, le CRIO s’est réjoui de cette annonce.

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Pour consulter la plateforme de revendication en itinérance, cliquez ici

Pour consulter la politique nationale en itinérance, cliquez ici 

Pour consulter le plan d’action interministériel, cliquez ici 

LE TRISTE 2E ANNIVERSAIRE DE LA POLITIQUE EN ITINÉRANCE  Par Pierre Gaudreau

 Le 27 février marque le 2e anniversaire de l’adoption de la Politique nationale de lutte contre l’itinérance. Une politique gagnée suite à une longue lutte par le mouvement communautaire et largement saluée à sa sortie pour sa vision, son approche globale et la reconnaissance de droits à assumer.

La publication complète ici

 

LES POLITIQUES SOCIALES ET LES RESSOURCES POUR PERSONNES ITINÉRANTES        Par Saandiya Allaoui

Au Québec, l’apparition des institutions chargées de la prise en charge de la catégorie de population appelée itinérante s’est surtout effectuée vers la fin des années 1980. Les travaux effectués sur la question de l’itinérance (Mercier 1995) de même que les intervenants du milieu, sont unanimes sur l’augmentation, la visibilité et le changement des formes manifestes de l’itinérance. Désormais, l’itinérance n’est plus seulement une problématique urbaine, une situation d’errants et de mendiants, car de plus en plus d’adultes, de jeunes, de femmes font partie de cette catégorie de population.

La publication complète ici

VERS UNE POLITIQUE NATIONALE EN ITINÉRANCE  Par Pierre Gaudreau

Alors que le gouvernement du Québec va de l’avant avec une politique sur l’itinérance, le fédéral fait marche arrière. Pierre Gaudreau Encore une fois en 2013, l’itinérance est en croissance au Québec. Hommes et femmes d’origines de plus en plus variées, dans un nombre croissant de villes et de régions du Québec, se retrouvent sans toit. L’hiver dernier, les refuges pour hommes ont accueilli, pour une sixième année consécutive, un nombre grandissant de personnes en situation d’itinérance, offrant plus de 66 000 nuitées pour cette seule saison – une triste augmentation de plus de 4 % par rapport à l’année précédente. Les ressources montréalaises d’hébergement pour femmes, quant à elles, sont à pleine capacité durant toute l’année et refusent toujours plus de personnes faute de place. Toutefois, la réponse gouvernementale à cette situation a changé.

La publication complète :Pierre Gauderau, «Vers une politique nationale et itinérance»,Relations, ruméro 767, septembre 2013, p. 8

POLITIQUE EN ITINÉRANCE – UNE OCCASION À SAISIR POUR LE GOUVERNEMENT      Le Devoir, novembre 2009

Le 4 novembre dernier, des parlementaires des quatre partis présents à l’Assemblée nationale ont été unanimes en déposant leur rapport sur l’itinérance: le Québec doit se doter dans les plus brefs délais d’une politique en itinérance, en concertant tous ses ministères concernés.

La publication complète ici

  

ITINÉRANCE: LA POLITIQUE DE QUÉBEC ACCUEILLIE FAVORABLEMENT                 Melanie Marquis, février 2014

Québec a jeté les bases d’un vaste plan d’action pour lutter contre l’itinérance, jeudi, en confirmant la construction de 500 logements sociaux et l’injection de 6 millions $ pour des services de proximité destinés aux personnes en situation d’itinérance.

La publication complète ici

 

 

 

 

 

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